On passe d’une intention à un système en devenant Société à Mission

On le faisait déjà. On a décidé de le rendre non négociable.

Chez Opens, on parle souvent d’alignement. Alignement entre ce qu’on dit et ce qu’on fait. Entre ce qu’on recommande à nos clients et la manière dont on fonctionne, nous, en interne. Et si on est honnêtes : ça faisait déjà partie de notre ADN.

Alors pourquoi devenir Société à mission en décembre dernier ?
Parce qu’il y a un moment où l’intention ne suffit plus. On voulait un cadre qui nous engage, un cadre qui survive aux périodes de rush, aux changements de priorités, aux décisions difficiles. Un cadre qui rende nos engagements… non négociables.
Devenir Société à mission, c’est un choix de structure. Un choix de gouvernance. Une manière de dire : notre utilité ne se résume pas à ce qu’on l’on propose à nos clients, elle se voit dans ce qu’on construit, dans la façon dont on avance, et dans la cohérence qu’on tient dans la durée.

Société à mission, concrètement, ça veut dire quoi ?

On entend parfois “Société à mission” comme un label de plus ou un terme un peu flou. En réalité, l’idée est assez simple : une entreprise décide d’inscrire noir sur blanc dans ses statuts une raison d’être, et des objectifs sociaux et/ou environnementaux qui traduisent cette raison d’être. Puis elle met en place une gouvernance dédiée pour s’assurer que ce cap ne reste pas théorique.

La raison d’être : la boussole

La raison d’être, c’est le “pourquoi” profond de l’entreprise. Plus qu’une promesse (commerciale, marketing, interne …), c’est une boussole qui aide à répondre à des questions très concrètes :

  • Qu’est-ce qu’on veut rendre possible, au-delà de notre activité ?
  • Qu’est-ce qu’on refuse de sacrifier, même quand c’est plus simple ou plus rentable à court terme ?
  • Qu’est-ce qui doit rester vrai, même si l’entreprise change, grandit, se transforme ?

Une bonne raison d’être permet d’éviter une chose : l’entreprise “à géométrie variable” qui s’adapte à tout… jusqu’à perdre son sens.

Les objectifs : de la mission aux actions du quotidien

Les objectifs statutaires : la traduction durable de la raison d’être
Les objectifs statutaires (objectifs sociaux et/ou environnementaux) servent à éviter l’écueil du “grand principe” qui n’a aucune prise sur le réel. Ils formalisent, dans les statuts, ce que l’entreprise s’engage à poursuivre dans la durée.
Ce sont des formulations qui donnent une direction, un cap, sans enfermer l’entreprise dans des moyens précis. Ce n’est pas “on fera telle action”, c’est plutôt “on s’engage à viser telle finalité, à la faire vivre, à la prendre en compte dans nos décisions”.

Les objectifs opérationnels : la déclinaison concrète, à un instant T
À côté, il y a les objectifs opérationnels : ceux qu’on se fixe pour rendre la mission concrète dans l’année, dans un cycle, dans une phase de développement.
Ils traduisent les objectifs statutaires en priorités de travail, en chantiers, en choix d’organisation. Ils sont plus concrets, plus datés, et ils peuvent évoluer : parce qu’ils s’adaptent au contexte, aux ressources, aux apprentissages.

Le comité de mission : le garde-fou qui fait tenir le cap

La Société à mission implique aussi une instance dédiée, souvent appelée comité de mission, qui suit la mission et aide à la faire vivre. C’est une différence majeure par rapport à une démarche RSE “classique” pilotée uniquement en interne.
Chez Opens, on a fait un choix important : constituer ce comité avec des acteurs internes et externes  à l’entreprise — clients, prestataires, partenaires (et plus largement des personnes qui nous connaissent suffisamment pour avoir un avis utile).
Et on le précise : pour une entreprise de moins de 50 salariés, le comité n’est pas une obligation. Mais ça nous a semblé particulièrement pertinent, justement pour la qualité du projet : plus d’objectivité dans la composition, plus de prise de recul, et surtout des regards capables de nous challenger quand c’est nécessaire.
Dans les faits, ce comité a un rôle très concret :

  • prendre du recul sur nos choix et notre trajectoire,
  • éviter que la mission devienne “un dossier parmi d’autres”,
  • poser les bonnes questions quand les décisions deviennent plus difficiles,
  • maintenir une cohérence entre l’ambition annoncée et la réalité du terrain.

Le prolongement de nos prestations

Ce choix de devenir société à mission fait sens pour nous, parce qu’il prolonge exactement ce qu’on défend chez nos clients.

Mettre de la cohérence entre nos métiers et notre manière d’opérer

Opens accompagne des organisations sur des sujets RHQualité (dont Qualiopi), et Transformation Digitale. Trois domaines différents, mais un point commun : ce sont des sujets où l’on ne peut pas tricher longtemps.

  • En RH, ce sont les pratiques qui comptent, pas les intentions.
  • En Qualité, c’est la preuve de la maîtrise et l’amélioration continue, pas les slogans.
  • En Digital, ce qui importe, c’est l’usage réel, la capacité d’adoption, la sécurité, l’impact sur le travail.

Devenir Société à mission, c’est faire en sorte que cette cohérence ne soit pas “portée par quelques personnes” ou dépendante d’une dynamique ponctuelle. C’est l’intégrer dans notre façon d’avancer. Si notre métier consiste à aider les autres à structurer, sécuriser et rendre durable, il fallait que notre propre entreprise choisisse le même niveau d’exigence et de transparence. 

Professionnaliser la gouvernance et le pilotage

Grandir, structurer, décider : ça ne se fait pas au feeling. Quand une entreprise évolue, elle peut vite se retrouver avec des arbitrages qui tirent dans plusieurs directions :

  • aller plus vite vs faire mieux,
  • accepter une opportunité vs tenir une ligne,
  • élargir l’offre vs préserver une cohérence,
  • répondre à l’urgence vs construire du durable.

Le statut de Société à mission nous pousse à clarifier ce qui compte vraiment pour nous dans ces arbitrages. Avec pour objectifs d’être toujours plus fiables, plus lisibles, plus solides. La mission est finalement une question simple à poser régulièrement : est-ce que cette décision renforce ou affaiblit ce qu’on veut construire ?

Ce que ça change au quotidien

Quand on doit choisir, on a un cap plus clair

Il y a des décisions où plusieurs réponses sont “défendables”. Et parfois, la meilleure n’est pas celle qui paraît la plus simple à court terme.
Avec une mission, on se pose d’autres questions, plus structurantes :

  • Est-ce que cette opportunité est cohérente avec notre manière de faire ?
  • Est-ce qu’elle nous rapproche de ce qu’on veut être, ou est-ce qu’elle nous éloigne ?
  • Est-ce que ça renforce notre cohérence entre RH, Qualité et Digital, ou est-ce que ça crée de la contradiction ?

Elle sert quand on hésite, quand on accélère, quand la tentation de faire “comme tout le monde” revient.

Notre organisation devient plus lisible, en interne comme en externe

Une mission clarifie aussi la manière dont on se parle, dont on travaille.
Concrètement, ça aide à :

  • éviter les “priorités concurrentes” entre pôles,
  • aligner les façons de faire et les standards de qualité qu’on s’impose,
  • mieux expliquer nos choix, sans avoir à improviser une justification à chaque fois.

Et côté clients, ça rend aussi les choses plus lisibles. On assume une posture : celle d’un cabinet qui cherche des solutions utiles, durables, intégrées au fonctionnement réel des organisations.

La mission impose une exigence de cohérence dans la durée

Ce n’est pas spectaculaire. C’est même parfois invisible de l’extérieur. Mais dans une entreprise, c’est décisif : ce qui n’est pas cadré finit par se diluer.
Quand on grandit, quand on recrute, quand on se diversifie, il y a une loi non écrite :
Ce qui est “évident” au départ doit être formalisé, sinon, ça dépend des personnes, et un jour, ça se perd.

Ce qu’on avait déjà enclenché côté RSE

Avant même de devenir Société à mission, nous avions déjà posé des bases RSE. Devenir Société à mission ne part pas de zéro, au contraire : ça vient consolider et aligner. Ci-dessous des exemples non exhaustives de certaines actions RSE dont nous sommes fiers. 😎
Ce qu’on avait déjà mis en place 

Conclusion

Passer d’une intention à un système, c’est exactement ce qu’on fait chez nos clients.
Et c’est aussi ce qu’on choisit pour nous-mêmes.
Vous envisagez de devenir Société à mission ? On vous accompagne pour structurer la démarche et la rendre vivante dans votre organisation.
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